[blanc]1950[/blanc]

En présence de Roland Petit et d’Olivier Larronde, Beaurepaire lit un synopsis qu’il destine à Marlène Dietrich, intitulé « The glory of Lady Blue ». Au cours de la discussion, il lance : « Cette femme est une croqueuse de diamants ». L’idée fait tilt auprès de Roland Petit qui montera un ballet du même nom pour Zizi Jeanmaire, sur un livret de Raymond Queneau.

Rencontre avec Cécile Sorel, « monstre sacré », dans l’histoire du Théâtre.

Signe l’affiche et le programme pour la compagnie du Grand Ballet du Marquis de Cuevas.

Au Théâtre de l’Empire, il créé les décors et costumes de La Revue de l’Empire montée par Roland Petit avec Arletty…

Illustre « Le Grand Meaulne » d’Alain Fournier pour les éditions du Livre Monte-Carlo.

[blanc]1951[/blanc]

Travail sur les décors du « Camée Léopard » un projet non abouti du Grand Ballet du Marquis de Cuevas, pour Jean Babilée.

[blanc]1952[/blanc]

Expose une série de pastels à la Galerie Bernheim Jeune, 83, rue du Faubourg Saint-Honoré.

En convalescence à Forcalquier, Beaurepaire y fait la connaissance de Lucien Henry, qui l’emmène chez Bernard Buffet et Pierre Bergé dans leur ferme fortifiée de Reillane, Haute Provence.

Quitte le 17, rue Berlioz, pour le 33 avenue des Champs-Elysées.

[blanc]1953[/blanc]

Sur un argument de Jean-Pierre Grédy, Roland Petit monte avec grand succès « Ciné-Bijou » au Théâtre de l’Empire dansé par Colette Marchand, sur une musique de Pierre Petit. Beaurepaire y fera les décors et Gruau, les costumes.

Nouvelle collaboration avec Roland Petit qui présente « La Belle Endormie » au Stoll Theatre de Londres. Un ballet librement inspiré de « La Belle au bois dormant » où Leslie Caron triomphe, sur une musique d’Henri Dutilleux et un décor et des costumes de Beaurepaire.

Il travaille aussi au décors et costumes de « La Perle » réalisé au final par Zao Wou Ki, sur un argument de Louise de Vilmorin et chorégraphié par Roland Petit.

[blanc]1955[/blanc]

A la Scala de Milan, le chorégraphe Alfredo Rodriguez prépare « La Cenerentola » de Prokofiev, avec Violette Verdy. Un ballet en trois actes pour lequel, il dessinera 8 décors et 140 costumes. Voir le livre « Le Monde de Beaurepaire » paru en français ou en italien aux éditions Allemandi en 2012. Consultez le site de l’auteur Vittoria Crespi-Morbio.

Durant son long séjour à la Scala de Milan, il expose pas très loin à la Galleria dell’Ariete, 5, via San Andrea, ses derniers dessins à l’encre de Chine.

Pour le gala de l’Union des Artistes au Cirque d’Hiver à Paris, Arletty présentera un numéro de dresseur d’éléphant. Elle demande à son ami Beaurepaire d’imaginer un rutilant costume de cornac, qu’Irène Karinska réalisera avec brio.

Du 11 septembre au 16 octobre, reprise de « Scènes de Ballet » de Frederick Ashton au New-York Metropolitan Opera House. Ballet créé au Covent Garden de Londres en 1948.

Exposition collective, « Dessins et Gouaches », Galerie Marforen, Fbg Saint-Honoré à Paris, avec aussi Philippe Jullian, Leonor Fini…

Jean Cocteau, Louise de Vilmorin préfacent l’exposition Galerie de La Cour d’Ingres, Quai Voltaire. Peintures et dessins à la plume.

[blanc]1956[/blanc]

Louise de Vilmorin, écrit les livrets d’un ballet « La Lettre » et d’une comédie musicale « Migraine » pour lesquels, il entreprend une série d’études préparatoires.

Beaurepaire réalisant le rideau de scène de la « Revue des Ballets de Paris », signera les décors de « La Nuit », une comédie musicale de Léo Ferré, montée au Théâtre de Paris, par Roland Petit pour Zizi Jeanmaire avec les costumes d’Yves Saint-Laurent.

Exposition collective intitulée « Ballets des Champs-Élysées, 1945-1951 » sous la direction de Boris Kochno et Roland Petit. Y sont associés André Beaurepaire, Christian Bérard, Brassaï, Mayo, Jean Hugo, Jean-Denis Malclès, Tom Keogh, Clavé, Stanislas Lepri, Vertes, Balthus, Marie Laurencin, Jean Cocteau, Pablo Picasso.

Exposition collective « Aux Deux Garçons », cours Mirabeau à Aix-en-Provence, en compagnie d’Arène, Bourdouxhe, Boucher, Daboval, Louis Pons, Vincent Roux et Louis Trabuc.

[blanc]1957[/blanc]

French Theater Designers, à la Faulkner Gallery, Santa Barbara Public Library avec Beaurepaire, Felix Labisse, Dimitri Bouchene, Léonor Fini, Stanislas Lepri, André Delfau, Tom Keogh, Brigitee Jagu, Jean Hugo, Jean-Denis Malclès, Suzanne Raymond, Lucien Coutaud, Roger Chapelain-Midy, Marc Doelnitz, Raymond Faure.

[blanc]1958[/blanc]

Emménage successivement 96, rue de Rivoli, puis Place de la Bastille à l’angle de la rue de la Roquette. Il part ensuite à Verrière le Buisson chez son amie Louise de Vilmorin où il travaille sa peinture et sur divers projets dont les décors et les costumes des « Chevaliers de la Table Ronde » de Jean Le Poulain, ainsi qu’à un « Cyrano de Bergerac » pour Roland Petit.

Il rend une visite à Georges Braque, dans son atelier de Varengeville, en Seine Maritime. Grande émotion pour l’artiste.

[blanc]1959[/blanc]

Exposition collective aux USA, « 50 years of Ballet Design », organisée par l’American Federation of Arts aux Etats-Unis.

Victime d’un feu rouge grillé par un chauffard, son père, René, meurt en pleine nuit dans un accident de voiture à Paris du côté de Malesherbes-St Augustin, au mois de mai.

Son amie Louise de Vilmorin séjourne au château de Frault à Thizay du 19 juin au 6 juillet. Elle a pour projet de monter sa propre comédie musicale « Migraine » sur une musique de Pierre Petit et des décors et costumes d’André.

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