[blanc]2000[/blanc]

Travaille à l’huile, un triptyque prémonitoire de tours en feu … puis quelques paysages et vues incandescentes sur 2001-2002…

[blanc]2003[/blanc]

Exposition Collective, « Les Bâtisseurs de Rêves, Grands Décorateurs de Théâtre 1950-1980 » à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris. Avec Yannis Kokos, Lila de Nobili, Bérard, Cocteau, Jean-Denis Malclès, Picasso, Carzou, Pace, Léonor Fini…

Reprend sa série des « Ateliers » à la cire néocolor.

[blanc]2004[/blanc]

Au Metropolitan Opera House de New York, reprise de Scènes de Ballet, d’Igor Stravinsky, scénographie de Frederick Ashton, avec les décors et costumes de Beaurepaire.

Exposition Collective, « Art et Justice » Galerie d’Art du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence. Autres artistes exposés : Buffet, Daumier, Géricault, Hélion, Masson, Poussin, Rouault…

Travaille l’huile au chevalet avec ses premières « Têtes rêvées » et ses « Paysages incandescents » et quelques « marines »

Présentation de ses maquettes de Théâtre de « Renaud et Armide », « l’Aigle à deux Têtes » et « la Machine Infernale » dans le cadre de l’exposition consacrée à Jean Cocteau à la Fundacion Bizkaia Kutxa de Bilbao.

[blanc]2005[/blanc]

À la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, il est fait « Chevalier des Arts et des Lettres » par son ami Pierre Bergé. Ils se connaissent depuis 1952.

Débute au pastel, de superbes « Nature morte de fleurs » des « Silhouettes en errances » et à l’acrylique une série de lignes en hommage aux « Batailles » de Paolo Uccello.

Exposition Collective intitulée « Autour de Cocteau » à la Galerie d’Art du Conseil Général des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence. Outre Beaurepaire, cette exposition présente des œuvres de Max Jacob, Picasso, Dora Maar, Man Ray, Amadeo Modigliani, Marie Laurencin…

Réveil d’une maladie dite de « longue durée ».

[blanc]2006[/blanc]

Poursuite des thèmes abordés l’année précédente.

[blanc]2007[/blanc]

Après avoir accueilli Manessier, Erró, Chu Teh Chun, la Maison Elsa Triolet–Aragon de St Arnoult en Yvelines reçoit André Beaurepaire, qui présente une sélection de son récent travail à l’huile et à l’acrylique.

Exposition Collective, « Jean Cocteau et la Grèce » au Musée Benaki à Athènes. Exposition réunissant aussi des œuvres de Bernard Buffet, Jacques-Émile Blanche, Édouard Dermit, Dora Maar, Christian Bérard…

[blanc]2008[/blanc]

Illustre « L’Enterrement de Mozart » aux Editions Actes Sud. Un conte et un livret signés Hubert Nyssen, sur une musique pour cinq voix et neuf instruments du compositeur Bruno Mantovani pour l’Ensemble Musicatreize, dirigé par Roland Hayrabedian. La création mondiale a lieu à Aix-en-Provence, le 1er avril 2008, au Grand Théâtre de Provence.

Expose à Marseille, Studio Musicatreize, une série de toiles à l’huile et à l’acrylique de ces vingt dernières années.

[blanc]2009[/blanc]

Festival International d’Edimbourg, nouvelle reprise du Scènes de Ballet, d’Igor Stravinsky, dans la scénographie de Frederick Ashton et les décors et les costumes de Beaurepaire.

Expose quarante toiles de ces trente dernières années dans cette belle galerie typiquement alsacienne de la Cour des Bœcklin à Bischheim, près de Strasbourg.

Mise en chantier d’un projet photographique et vidéo autour du « Peintre et son Modèle ». Beaurepaire y joue son propre rôle et Raphaël Remiatte qui fait les photos, se charge aussi d’incarner les modèles… Hommes, femmes, enfants, sauvages ou civilisés c’est toute une galerie de personnages qui commencent à défiler dans le 320 rue St Honoré…

[blanc]2010[/blanc]

Pour le n°43 de la revue poétique Nu(e), Pierre Caizergues publie une suite de poèmes inspirés du travail d’André Beaurepaire.

Après avoir longtemps travaillé le noir et blanc dans ses dessins à l’encre dès les années 40 et jusque dans les années 90, Beaurepaire y revient une fois encore mais à travers la peinture acrylique cette fois, pour initier notamment une série de duo de Têtes « rêvées » qui sont certainement le pendant au duo photographique qu’il forme avec Raphaël Remiatte.

[blanc]2011[/blanc]

Poursuite du travail à la peinture à l’huile, au chevalet… des lignes, des courbes et encore des lignes…

Malaise au lendemain de Noël qu’il passe à la campagne dans la famille de Raphaël Remiatte. André commence à être affaibli par la maladie longue durée qui s’est réveillée depuis 2005.

[blanc]2012[/blanc]

Le 2 janvier, retour à Paris en voiture grâce à son ami l’écrivain Jean-Paul Desprat. Il garde le lit trois semaines… Raphaël Remiatte veille sur lui.

Il ne peut donc assister au vernissage chez Agathe Gaillard qui expose du 7 janvier au 25 février, 27 de leurs photos tirées du « Peintre et son Modèle ».

Agathe Gaillard fut la première en France à ouvrir dès 1975, au 3, de larue du Pont-Louis-Philippe, une galerie exclusivement consacrée à la photographie. Elle fut encouragée par des photographes amis comme Jean-Philippe Charbonnier, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Gisèle Freund, André Kertesz, Edouard Boubat, Ralph Gibson, entre autres.

Le 22 janvier, ayant suffisamment récupéré, André reprend une toile de la série lignes et courbes, commencée en décembre.

Le 1er février, il assiste au vernissage bis que Raphaël Remiatte et Agathe Gaillard organisent spécialement pour lui.

Le 10 février, il recouvre la toile qu’il juge ratée…

Le 14, il en esquisse une nouvelle, au fusain…

Le 17, épuisé, il est contraint de quitter le chevalet et la nouvelle toile qu’il a commencée… Malgré son envie toujours intacte, il ne pourra y revenir. Le plus ancien dessin répertorié, date de 1930, il avait 6 ans… Il aura donc 82 ans durant, consacrée sa vie à peindre et à dessiner…

Le 25 février, il tient absolument à venir pour la dernière de la première exposition de Raphaël Remiatte. Il a pris tellement de plaisir à participer à toutes ces photos depuis 2009…

En mai, se sentant un peu mieux, ils font quelques prises de vues du « Peintre et son Modèle » Raphaël se couvre le corps avec les pastels d’André et utilise des fleurs provenant du jardin des Tuileries.

Sortie en juin, aux éditions Allemandi, du « Monde de Beaurepaire » un beau livre richement illustré, qui retrace un demi-siècle de création scénographique. Un livre dirigé par Vittoria Crespi-Morbio, préfacé par Edmonde Charles-Roux, et avec une chronologie de Raphaël Rémiatte. Ouvrage disponible en français ou en Italien sur Allemandi.com ou via un email à partir de la page contact de ce site.

30 juillet, Jardin des Tuileries, dernière promenade d’André… En compagnie de Raphaël, Jean-Paul Desprat et Bernard Mahoux…

Le samedi 4 août, pour les 88 ans d’André Beaurepaire, Raphaël Remiatte ouvre leur dernière bouteille de vin de Champagne ; 13 ans jour pour jour après la toute première qu’ils partagèrent le 4 août 1999, dans cette même maison de la rue Saint Honoré. Ce jour là, pour son anniversaire, Raphaël lui avait apporté deux de ses gâteaux au chocolat qu’il vendait alors au Cinéma au plein air au Parc de la Villette. C’est d’ailleurs là qu’ils s’étaient rencontrés le week-end précédent.

Le 7 août, dans l’atelier, dernières photos ensemble du « Peintre et son Modèle ». Malgré la fatigue, André a toujours à cœur d’y participer.

Le 19 août Raphaël Remiatte qui l’a photographié des milliers de fois, depuis 1999, photographie une ultime fois André Beaurepaire.

Le mardi 21 août, peu avant 13 heures, André est allongé en face de ses derniers tableaux « bleus » peints en 2011, lorsqu’il ferme définitivement les yeux et prend son ultime envol. Lui, qui disait de nos vies qu’elles ne durent qu’une virgule d’éternité, a définitivement quitté cette belle maison 18ème du 320 de la rue Saint Honoré qu’il habitait depuis le 9 février 1960.

Son esprit y est règne certainement encore mais son corps repose maintenant au cimetière du Père Lachaise.

[blanc]2013[/blanc]

Exposition collective chez Agathe Gaillard. Une de nos photos est montrée en compagnie de celles de photographes tels que Henri Cartier-Bresson, André Kertesz, Ralph Gibson, Manuel Alvarez Bravo, Edouard Boubat, Lucien Clergue, Norman Parkinson, Hervé Guibert, Don Mc Cullin, Bernard Faucon…

Du 11 Avril au 7 mai, à l’invitation d’Agnès b. Agathe Gaillard expose soixante trois photographes au 17 rue Dieu, Paris 10e. Cent quatre vingt photos sont présentées dont l’une d’elles montre André Beaurepaire en blouse de peintre, une couronne sur la tête, posant au côté de Raphaël Remiatte en habit de pharaon. Ils ont l’honneur d’être accroché à côté d’Henri Cartier-Bresson.

26 avril, parution aux éditions Gallimard, des "Mémoires d’une galerie" d’Agathe Gaillard, dans la collection " Témoins de l’Art " dirigée par Jean-Loup Champion. Dans ses mémoires, qui retrace 38 ans d’activité comme marchande d’art, Agathe Gaillard, évoque les débuts photographiques de Raphaël Remiatte qui sont intimement liés à André Beaurepaire. Puisque c’est à partir de l’homme et de l’artiste que fut Beaurepaire qu’a pu naître l’idée du « Peintre et son modèle ». Son parcours, sa personnalité et l’admiration qu’il lui porte, ont été déterminants pour lancer cette délirante aventure photographique et vidéo. Agathe Gaillard dit aussi pourquoi elle a choisi d’exposer ce photographe qui restera le tout dernier qu’elle ait souhaité défendre dans sa galerie du 3, rue du Pont-Louis-Philippe. En effet, la galerie, fermera bientôt ses portes, après 38 ans d’activité. Agathe Gaillard souhaitant servir autrement la photographie…

Quant à Raphaël Remiatte, il poursuit seul l’aventure initiée avec André Beaurepaire , qui n’est d’ailleurs jamais bien loin puisqu’il fait entrer ses tableaux et un portrait de lui dans son propre univers photographique… Et parce qu’il n’oubliera jamais mots d’André Beaurepaire dans les derniers mois de sa vie : « Raphaël, tu a été le magnifique soleil du soir de ma vie et j’aimerais tellement me fondre en toi ! »

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